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Serious games : quand le jeu vidéo se met au service du bien-être

Ni tout à fait sérieux, ni complètement jeux, les serious games touchent à tous les domaines pour faciliter apprentissage ou entraînement. Leur dernière innovation ? Se mettre au service du bien-être afin d’alléger le stress ou d’optimiser la performance. Le point avec Deborah Varoqui, PhD et chef de projet scientifique chez Open Mind Innovation.

Les serious games, des jeux pleins d’idées

Nouveaux, les serious games ? Pas vraiment, puisque si l’informatique a chamboulé le concept, l’ancestral jeu de go chinois les simulations militaires du 18ème siècle étaient déjà considérées comme des jeux sérieux. « Aujourd’hui, il s’agit d’ajouter du jeu vidéo dans une technique sérieuse », résume Deborah Varoqui, « mais l’appellation englobe un certain nombre de choses. C’est un outil thérapeutique qui peut proposer une amélioration, une rééducation, un apprentissage ou un entrainement. Même les consoles de jeu comme la Wii sont utilisées pour faire travailler l’équilibre ! »

La véritable différence entre jeu vidéo et serious game ? L’objectif de départ. Un jeu sérieux est développé pour répondre à une fonction sérieuse, tandis que le jeu vidéo vise le divertissement. De véritables jeux, donc, mais à but pédagogique, éducatif ou thérapeutique : vous pensez jouer, vous travaillez.

L’atout bien-être et santé des jeux sérieux

« D’un point de vue médical, on utilise les serious games pour la rééducation motrice ou neurologique », précise Déborah. « Concrètement, on peut plier le bras chez le kiné jusqu’à rééduquer le muscle, et/ou utiliser un jeu vidéo qui nous fera faire le même mouvement à la maison. Contrairement à la séance chez le kiné, le jeu ne sera pas perçu comme une activité physique, difficile ou lassante ». Le serious gaming et la thérapie classique sont en général complémentaires, le suivi fait par un professionnel étant renforcé par l’entraînement du jeu.

Quant au bien-être ? « L’utilisation des jeux sérieux pour agir sur des activités plus cognitives, comme le stress, est assez récente », confirme Déborah. Preuve en est la myriade de petits jeux sur téléphone portable, destinée à évaluer ses capacités d’attention, améliorer sa mémoire ou ses connaissances, travailler la cohérence cardiaque, la relaxation, la méditation… « On trouve même du neurofeedback déguisé en jeux pour les enfants atteints de troubles de l’attention », ajoute Déborah. « Les serious games peuvent viser quasiment tous les publics, à condition d’être conçus pour les besoins ou la pathologie précise du public en question ».

Bien-être et serious games, pourquoi ça marche ?

« Des jeux vidéo sur un portable peuvent permettre de pratiquer chez soi, quand il n’y a pas forcément de thérapeute à proximité », explique Déborah. « L’adaptation du jeu à chacun et son usage répété permettent d’agir sur le cerveau et son fonctionnement, mais peuvent aussi influer sur le comportement, la psychologie, le relationnel face aux autres, la perception de soi… »

Les jeux sérieux permettent d’agir, en somme, sur tout ce qui peut perturber ou peser sur le quotidien, puisque le bien-être est un capital qui s’entretient. « Prendre soin de soi demande un effort, qu’il s’agisse de nutrition, d’activité physique, de prise de recul ou de gestion du temps », souligne Déborah. Une démarche parfois complexe et contraignante à une époque où le temps manque justement. « Les jeux sérieux étant avant tout ludiques, ils peuvent s’insérer dans le quotidien sans être perçus comme une charge de travail en plus. Au contraire, prendre soin de soi devient relaxant, facile et valorisant, puisque le joueur se transforme en acteur de son propre bien-être ».

Serious Games et réalité virtuelle, le cocktail bien-être selon Open Mind

Chez Open Mind, le bien-être profite d’un cocktail novateur de recherche scientifique, de réalité virtuelle et de serious games… entre autres. « Les gens viennent pour se sentir mieux dans leur quotidien, plus performants », détaille Déborah. « Ils effectuent un bilan complet en réalité virtuelle, puis un psychologue les oriente vers le bon entraînement, dont les serious games les plus adaptés pour eux ».

Pourquoi la réalité virtuelle ? « Elle nous permet d’entraîner les gens dans des conditions « secure », développe Déborah, « sans pour autant les placer réellement dans les situations compliquées du quotidien. Elle permet aussi aux participants de voir directement l’effet du stress sur leur corps, puis l’action de leur entraînement sur cet état. » La cohérence cardiaque, cette technique de respiration permettant de réguler stress et anxiété, peut notamment être réinterprétée sous forme de jeu, complété par des mesures physiologiques : votre respiration s’affiche directement sur un écran, à vous de la réguler pour atteindre la cohérence cardiaque et progresser dans le jeu.

Des jeux sérieux qui pourraient rapidement se retrouver, chez Open Mind, intégrés dans des applications regroupant les techniques enseignées au centre, afin d’y accéder à tout moment à l’extérieur. « C’est aussi l’intérêt des serious games, et l’un de nos objectifs essentiels », conclut Déborah Varoqui. « Apprendre de manière ludique et interactive un certain nombre de techniques, une boite à outils que chacun applique ensuite à son quotidien. L’idée n’est pas de rendre les gens dépendants d’un exercice, mais au contraire de leur montrer qu’ils ont en eux toutes les ressources nécessaires pour avancer. »

Pour en savoir plus sur le service Performance Lab d’Open Mind Innovation, c’est ici.

 

 

Neurofeedback : qu'est-ce que c'est ?

Depuis sa première démonstration en 1962, le neurofeedback a fait du chemin. Le principe ? Agir sur l’activité cérébrale pour traiter un trouble ou améliorer la performance. Une technique pas si jeune mais pleine d’avenir détaillée par Jonas Chatel-Goldman, PhD, co-fondateur et responsable scientifique chez Open Mind Innovation.

Le neurofeedback, en clair

« Le neurofeedback est un sous-groupe d’un outil plus général, le biofeedback », résume Jonas Chatel-Goldman. « Le biofeedback consiste à montrer à une personne une image de son activité corporelle pour lui permettre d’agir dessus directement. Le neurofeedback, lui, se concentre sur l’activité cérébrale ». Concrètement, tout cerveau émet des signaux électriques traduisant son activité, différents chez un sujet calme, nerveux ou concentré. Ces signaux sont donc enregistrés, généralement à l’aide d’une sorte de bonnet de bain à électrodes (EEG, ou électroencéphalographie). Ils sont ensuite traités puis présentés sous forme d’images ou de sons face au sujet.

« On représente par exemple une flamme sur un écran », explique Jonas, « dont la taille varie en fonction de l’intensité de l’activité mesurée. On demande ensuite au participant d’augmenter ou de réduire la taille de la flamme. Si l’activité mesure son anxiété, il doit réduire la flamme, s’il s’agit de sa concentration, il doit l’augmenter ou la maintenir. » Résultat ? En agissant sur la flamme, le sujet agit sur son activité cérébrale, et donc sur son anxiété ou son attention. Entre autres. « Ce qui est frappant, c’est que la plupart des participants – pas tous – arrivent à trouver une stratégie interne, souvent inconsciente, pour agir sur leur activité cérébrale sans indication. Ce qui montre bien que l’on peut arriver à se conditionner mentalement, sans autre retour qu’un outil visuel. »

Le neurofeedback : comment ça marche ?

Il s’agit là du mystère, et du défi, du neurofeedback. « On n’a pas complètement la réponse », révèle Jonas. « Les premiers articles tentant d’expliquer comment ça fonctionne ne datent que des années 2010 ! Il s’agit d’un mélange d’explicite et d’implicite, de conscient et d’inconscient… ainsi que d’un mécanisme automatique simple : dans un exercice, l’être humain favorise la récompense plutôt que la punition. » Autrement dit, en cherchant la satisfaction de réussir la tâche qui lui est assignée, le sujet élabore ses propres stratégies inconscientes jusqu’à modifier son activité cérébrale.

Le neurofeedback, des applications…

Anxiété, insomnies, troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH), « rééducation » cérébrale… En presque 60 ans d’existence, le neurofeedback a connu un vaste champ d’applications. « On a d’un côté les applications cliniques, de l’autre les applications non-pathologiques », synthétise Jonas. « Dans le premier cas, le but est de diminuer les troubles, dans le second, d’améliorer les performances ».

Pathologie ou pas, le neurofeedback peut aider à comprendre ses propres mécanismes internes. « À mon sens, il s’agit de l’une des utilisations les plus intéressantes de cet outil, puisque la prise de conscience de ses états mentaux ouvre la voie à de nouvelles possibilités d’amélioration à travailler chez soi, en autonomie et au quotidien », développe Jonas. « Chez Open Mind, on a un positionnement presque éthique vis-à-vis de ça : la technologie ne doit pas être une béquille dont on ne peut pas se passer, mais plutôt un raccourci. Une sorte de miroir augmenté qui en nous renvoyant une autre image de nous, permet d’avancer ».

… et des défis

Si elle n’est pas nouvelle, la technique du neurofeedback a encore beaucoup à révéler. Les challenges à venir ? Comprendre les mécanismes sur lesquels elle repose, prouver son efficacité ou ajuster les méthodes d’analyse utilisées.

1 / Les preuves

À l’heure actuelle, il existe peu de preuves de l’efficacité du neurofeedback au sens médical du terme. « Prouver l’efficacité d’un protocole d’un point de vue scientifique implique des études aux critères précis, dont les exigences s’appliquent difficilement au neurofeedback pour des questions de temps et de moyens », détaille Jonas. « On a pour l’instant un grand nombre d’études de cas, mais peu qui répondent à ces critères médicaux. En attendant, le principe de précaution s’applique ».

2 / Le signal

Si l’EEG capte les signaux électriques émis par l’activité des neurones, la méthode ne va pas sans difficultés. « Les signaux des neurones sont perturbés par d’autres signaux électriques », précise Jonas, « notamment provoqués par l’environnement ou les mouvements ». Les signaux captés doivent donc être « nettoyés » en temps réel à l’aide d’un logiciel de pointe, avant que le praticien n’isole ceux qui répondent à l’application choisie.

3 / Le matériel

Depuis quelques années, des équipements d’EEG publics arrivent sur le marché. Une bonne et une mauvaise nouvelle, selon le spécialiste, puisque l’accessibilité de la méthode permet sa diffusion et la multiplication des études, mais implique souvent une qualité de signal inférieure et donc sujette à caution. « Un grand nombre d’applications reposent encore sur seulement une ou deux électrodes, quand une bonne couverture du cerveau en réclame au moins une vingtaine. Chez Open Mind, on développe un projet d’équipement grand public dont les plans seront en accès libre, associant une qualité de signal niveau recherche à un tarif accessible à tous » dévoile Jonas.

Le neurofeedback de demain

« De mon point de vue, l’avenir du neurofeedback passe par sa démocratisation, afin d’ouvrir de nouvelles voies d’exploration et d’accélérer la validation scientifique », indique Jonas. « Chez Open Mind, on travaille aussi beaucoup sur la représentation du signal et de la récompense. La plupart des applications se contentent d’un curseur représentant de la même façon l’anxiété ou l’attention, alors qu’on pourrait imaginer un jeu vidéo dont le décor s’adapterait à la progression »… Voire même bien plus mais patience, le projet est en cours de développement.

Contrairement à certaines solutions censées agir sans participation active, le neurofeedback selon Open Mind veut valoriser l’exploration de soi, l’engagement et l’individualisation. « On ne propose pas une solution de neurofeedback, mais un bilan qui va permettre d’orienter la personne vers ce qui fonctionne vraiment pour elle, dont le neurofeedback peut faire partie », conclut Jonas Chatel-Goldman. Une méthode personnalisée, participative, préventive et prédictive… ou les 4P, fondements de la médecine du futur.


Open Mind Innovation est un institut privé français de recherches appliquées en neurosciences cognitives.

Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée d’ingénieurs et de développeurs issus de la recherche, dont cinq docteurs (neurosciences cognitives, sciences du mouvement, réalité virtuelle) et des psychologues diplômés d’état.

Sa mission est de développer des neurotechnologies à l’intersection des neurosciences, de la psychologie et du jeu vidéo afin de concevoir les thérapies qui aideront demain à mesurer, entraîner et garder un esprit jeune, vif et en bonne santé.

Pour le grand public, Open Mind Innovation a créé le Performance Lab qui a pour objectif de proposer un bilan et des techniques d’entraînement de l’esprit adaptées à chaque individu. Pour en savoir plus sur ce service, c’est ici.

 

5 exercices pour mieux gérer ses émotions

Dans un monde en perpétuel mouvement, surchargé d’informations et de sollicitations, il peut être difficile d’être à l’écoute de ses émotions. Pourtant, si on y prête davantage attention, elles peuvent être mieux gérées et donc mieux nous servir. Le point avec Mickaël Eskinazi, psychologue clinicien, thérapeute et neuroscientifique chez Open Mind Innovation.

 

Une émotion, qu’est-ce que c’est ?

L’émotion relie le psychologique au physiologique. Elle correspond à un état d’âme qui s’ancre dans le corps à travers différentes réactions biologiques. On distingue deux types d’émotion :
– Les « primaires » : la joie, la colère, la peur, la tristesse, le dégoût et la surprise.
– Les « complexes » (dits sentiments) : l’orgueil, l’embarras, la culpabilité, l’admiration, la sérénité et la passion.

Comment se traduit-elle sur votre organisme ? Quand vous avez peur, que vous êtes en colère, par exemple, il peut vous arriver de le ressentir au niveau du cœur. Celui-ci s’accélère, se serre, frappe contre la poitrine ; ou encore au niveau de la respiration qui s’accélère également ou s’arrête.
Certaines réactions sont quant à elles invisibles comme par exemple votre activité électrodermale (l’activité électrique à la surface de la peau) qui s’amplifie lors d’une émotion intense et influence vos prises de décision.

Mais l’émotion n’est pas qu’une mesure objective. Loin de là ! Elle comprend également un vécu subjectif propre à chacun. Dans la prise en compte de vos émotions au quotidien, il faut donc bien avoir en tête ses deux aspects de votre état affectif.
Pour mieux gérer vos émotions, essayez alors de pratiquer ces 5 exercices.


Faites une introspection

Avec ce premier exercice, vous allez faire un bilan de vous-même. On l’appelle travail d’introspection. L’introspection, c’est le fait d’aller regarder en soi-même sans jugement, comme si nous étions un observateur neutre. L’être humain possède une conscience qui lui permet de faire et de s’auto-observer.
– Chaque jour, faites l’état des lieux des émotions ressenties durant les heures passées. Posez-vous cette question simple : « Aujourd’hui, que s’est-il passé au niveau de mes émotions ? »

– Notez dans un petit carnet les moments où vous vous êtes mis(e) en colère, où vous avez eu peur, où vous avez éprouvé de la joie…

– Interrogez-vous : « Pourquoi est-ce que j’ai ressenti cela ? Pourquoi je me suis mis(e) en colère ? » et notez vos réponses dans votre carnet. Vous y reviendrez plus tard.


A quoi ça sert
? Si cette technique est pratiquée de manière régulière (au moins pendant un mois) vous pourrez comprendre et analyser de plus en plus rapidement ce que vous avez ressenti dans votre journée. De cette façon, l’émotion sera moins immédiate. Elle pourra être traitée plus facilement et produira moins d’effets secondaires sur vous.

 

Développez votre capacité d’écoute

Plus vous vous observerez, plus vous serez en mesure de reconnaître les pré-signaux qui conduisent à une émotion précise comme la colère par exemple (le cœur qui s’accélère, les joues qui rougissent…). L’observateur qui est en vous se déclenchera en même temps que l’émotion ressentie. Et c’est cette prise de conscience immédiate qui vous permettra de prendre de la distance par rapport à votre émotion et de mieux la gérer.

A quoi ça sert ? En faisant ce bilan introspectif, vous devenez conscient des pré-signaux et vous allez vous demander si la situation rencontrée mérite une réaction liée à la colère par exemple. Vous allez pouvoir agir dessus. Soit en choisissant de mobiliser toutes vos ressources (physiques et mentales) pour réagir soit, au contraire, en choisissant d’abaisser le niveau d’activation car la situation n’en vaut pas la peine. Et vous ferez cela en pleine conscience.


Initiez-vous à la relaxation

La relaxation est un exercice complémentaire idéal pour mieux gérer ses émotions. Vous pouvez vous relaxer le soir avant d’aller dormir ou sur un temps de pause dans la journée. Cela peut être très court. 5 minutes suffisent !

  • Installez-vous confortablement dans un endroit calme.
  • Fermez les yeux et commencez à respirer de manière profonde et régulière.
  • Concentrez-vous uniquement sur votre respiration qui doit devenir de plus en plus profonde.
  • Répétez l’exercice une ou deux fois par jour.

 

A quoi ça sert ? La relaxation aide à diminuer petit à petit la tension psychique, c’est à dire toutes les pensées qui embrouillent notre esprit à un moment précis. Vous mettez fin à vos pensées passées ou futures en vous focalisant sur votre respiration. Cela permet ainsi de baisser l’activation de l’organisme global en entrainant un rythme cardiaque lent synchronisé à votre respiration. Le système nerveux enclenche alors le système nerveux parasympathique. Celui s’active dans des environnements sécurisants, calmes et apaisants. Il entraîne une diminution du rythme cardiaque, de la fréquence respiratoire et de l’activité électrodermale.

 

Pratiquez la visualisation mentale

Une méthode complémentaire à la relaxation consiste à pratiquer la visualisation mentale. Comment ? En revenant sur un moment de la journée vécu comme difficile, et en le transformant en moment positif. Ou encore en visualisant des moments positifs et en laissant l’émotion positive infusée, vous pouvez agir sur votre état émotionnel. C’est une technique régulièrement utilisée en hypnose :

 

  • Visualisez un lieu où vous êtes en sécurité et/ou vous vous sentez bien.
  • Prenez l’habitude de le visualiser lorsqu’une émotion rencontrée est forte.
  • Respirez profondément quelques minutes (les yeux fermés si ça vous aide).
  • Rappelez-vous que l’émotion n’est que passagère.


À quoi ça sert ?
La visualisation mentale permet de modifier rapidement son état mental et physiologique. Elle contribue à modifier efficacement certains comportements automatiques.

 

Agissez sur votre environnement

L’émotion permet aussi de vous sortir de situations complexes. C’est l’un des signaux qui fait comprendre à l’Homme qu’il est dans une situation où il ne devrait pas être, et qu’il doit fuir par exemple. Si votre environnement génère des émotions négatives, changez-en !

  • Commencez par respirer profondément. Si vous avez la possibilité de changer complètement d’environnement, faites-le. C’est très efficace.
  • Aller marcher ou rendez-vous dans un endroit qui vous plait.


A quoi ça sert ?
En faisant cela, vous allez casser les associations d’idées qui sont liées au lieu où vous vous trouvez. Vous vous sentirez rapidement mieux. Simplement parce que l’environnement immédiat autour de vous sera complètement différent.

Vous pouvez aussi tenter d’agir sur votre environnement interne mais cela demande un peu d’entrainement. L’idée est d’arriver à modifier certaines de vos constantes biologiques (rythme cardiaque, respiration, tension musculaire, activité électrodermale…) lorsque vous êtes dépassé par les émotions.

Malgré les avancées technologiques et scientifiques en cours, et ces quelques exercices pratiques, nous ne pourrons jamais contrôler et maîtriser absolument ces émotions !

Nous pouvons apprendre à mieux les observer et à être plus conscient des petits moments qui composent notre vie. Et finalement accepter que tout ne soit pas réglable voire même se lier à cette partie nébuleuse. Qu’en dites-vous ?

 



Open Mind Innovation est un institut privé français de recherches appliquées en neurosciences cognitives.

Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée d’ingénieurs et de développeurs issus de la recherche, dont cinq docteurs (neurosciences cognitives, sciences du mouvement, réalité virtuelle) et des psychologues diplômés d’état.

Sa mission est de développer des neurotechnologies à l’intersection des neurosciences, de la psychologie et du jeu vidéo afin de concevoir les thérapies qui aideront demain à mesurer, entraîner et garder un esprit jeune, vif et en bonne santé.

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Méditation : 3 techniques simples pour débuter


La méditation semble à la portée de tous : livres, applications, podcasts, cours en ligne fleurissent sur cette pratique. Jamais elle n’a autant fait parler d’elle. Pourtant, il n’est pas si facile de se lancer dans le mindfulness. Zoom sur 3 exercices pour débuter simplement la méditation, avec Nicolas Bassan, co-fondateur d’Open Mind Innovation, psychologue et instructeur de groupes de méditation.

La méditation : une pratique dépourvue d’intention

La méditation c’est d’abord une pratique spirituelle ancestrale présente dans de nombreuses religions comme le bouddhisme, le taoïsme, l’islam ou encore le christianisme.

Elle est aussi pratiquée de manière laïque via la méditation dite « de pleine conscience ». Concrètement ? Il s’agit de « porter son attention de façon volontaire, sans jugement et avec bienveillance sur le moment présent » comme le définit Jon Kabat-Zinn (professeur émérite de médecine qui dirige la Clinique de Réduction du Stress et le centre pour la pleine conscience en médecine de l’université médicale du Massachusetts) dans son ouvrage.

À travers différents exercices qui nous permettent d’entraîner notre attention et d’accepter nos émotions et pensées, la méditation fait du bien. Grâce à elle, nous apprenons à vivre pleinement l’instant présent. On se recentre sur soi-même ce qui nous permet de nous libérer progressivement des automatismes, de développer nos capacités attentionnelles, de réguler nos émotions et par là-même le stress. Mais la médiation de pleine conscience ou mindfulness doit avant tout être une pratique dépourvue d’intention. En clair : moins on en attend, plus elle nous apporte. C’est tout le paradoxe et toute la beauté de cette pratique.

Méditation : comment la pratiquer ?

La méditation, comme toute pratique, demande un entraînement. C’est en étant régulier que vous pourrez profiter de ses bienfaits. Rien que 10 minutes par jour suffisent.

Avant de commencer :

  • Il vous faut un rituel. Choisissez un endroit et un moment de la journée qui vous convient particulièrement. Il sera ainsi plus facile de vous y tenir.
  • Définissez ensuite la durée de votre séance.
  • Centrez sur vous-même, et faites le point sur votre état du moment : qu’est-ce qui se passe dans la tête ? Qu’est-ce que je ressens ? Suis-je ému(e) ou en colère ?
    En fonction de l’heure et du jour, continuez cette observation, elle vous sera très utile pour la suite.

Prêt ? On peut commencer !

Faites un « Body Scan »

On commence souvent la pratique de la méditation par un Body Scan. Cela consiste littéralement à “scanner le corps” avec son attention. Comment ? En passant progressivement sur chaque partie de votre corps tout en prenant soin de ressentir les sensations associées.

Cet exercice peut être pratiqué dans n’importe quelle position, pendant cinq à quarante minutes. Tout dépend de la précision que vous souhaitez apporter à votre scan et du temps que vous passerez sur chaque partie de votre corps. C’est un exercice très utile pour commencer à stabiliser son attention et à se recentrer sur soi.

Tim Goedhart-Unsplash

Tim Goedhart-Unsplash

Mettez-vous sur « STOP »

Une seconde méthode très courte est le STOP. Il s’agit de pratiquer une pause pendant votre quotidien. Sortez du « mode automatique » dans lequel votre esprit s’engouffre.

Cela permet de prendre du recul, de souffler au sens propre comme figuré.

STOP est l’acronyme anglais de :

S : Stop your activity : quittez l’activité en cours pour quelques instants et commencez à porter votre attention sur vous (1 min).

T : Take deep breath : portez votre attention sur votre respiration (1 min).

O : Observe : observez vos sensations, émotions et pensées (1 min) et prenez de la distance avec la situation en cours.

P : Proceed : revenez à votre activité initiale.

Pratiquez cet exercice dès que vous en avez envie et que vous avez quelques minutes devant vous. Vous gagnerez en liberté d’esprit au quotidien.


Une pratique informelle

Le dernier exercice est très simple, c’est une pratique « informelle ». Elle consiste à réaliser une activité du quotidien en pleine conscience. Commencez par des pratiques courtes, de quelques minutes. Portez votre attention sur vos sensations et ressentis corporels : si vous mangez, focalisez-vous sur le goût, la texture, le sentiment que ce mets vous procure…

Vous faites une balade en forêt ? Quelles sont les odeurs qui viennent vous enivrer, quelle est la vue que vous avez en face de vous, comment est la lumière, qu’entendez-vous…

Cette pratique est issue de la méthode Vittoz – qui regroupe des exercices de pleine conscience utiles et pédagogiques – développée en Europe il y a plus d’un siècle mais qui reste encore peu connue !


Méditation : vivez les séances à votre rythme

On dit souvent que l’esprit vagabonde pendant la pratique ! Cela peut être très frustrant de constater que nous avons du mal à nous fixer sur quelque chose d’aussi simple que notre respiration par exemple. Néanmoins, avec le temps, ces divagations diminuent. Sachez tout de même que c’est un phénomène normal et nécessaire au bon fonctionnement de l’esprit. Une séance pendant laquelle on a du mal à être présent peut d’ailleurs être très bénéfique.

Enfin, gardez en tête qu’il n’y a pas de séance « réussie ». Même si votre esprit a beaucoup vagabondé ! C’est peut-être simplement que vous avez des pensées parasites à ce moment précis. Rien de plus. En un mot : ne cherchez pas la performance ; vivez vos séances à votre rythme.


Open Mind Innovation est un institut privé français de recherches appliquées en neurosciences cognitives.

Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée d’ingénieurs et de développeurs issus de la recherche, dont cinq docteurs (neurosciences cognitives, sciences du mouvement, réalité virtuelle) et des psychologues diplômés d’état.

Sa mission est de développer des neurotechnologies à l’intersection des neurosciences, de la psychologie et du jeu vidéo afin de concevoir les thérapies qui aideront demain à mesurer, entraîner et garder un esprit jeune, vif et en bonne santé.

Pour le grand public, Open Mind Innovation a créé le Performance Lab qui a pour objectif de proposer un bilan et des techniques d’entraînement de l’esprit adaptées à chaque individu. Pour en savoir plus sur ce service, c’est ici.

La révolution numérique au service du cerveau ?

 

 

A l’occasion de la Semaine du Cerveau qui s’est
déroulée du 12 au 18 mars 2018, l’équipe Open Mind a animé une conférence sur le thème :

La révolution numérique au service de notre cerveau ?

* essors technologiques en cours: convergences entre mesures biologiques et analyses big data dans la compréhension de l’humain.

Unconference (en français) animée par :
Jonas Chatel-Goldman, PhD. Directeur de la recheche @ Open Mind Innovation
Nicolas Rochet, PhD, Data Scientist @ Open Mind Innovation

Introduction : Guillaume Victor-Thomas, CEO @ Open Mind Innovation

#sdc2018 #cerveau #neurosciences
Voir le résumé de la conférence en vidéo :

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Open Mind Innovation est un institut privé français de recherches appliquées en neurosciences cognitives.

Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée d’ingénieurs et de développeurs issus de la recherche, dont cinq docteurs (neurosciences cognitives, sciences du mouvement, réalité virtuelle) et des psychologues diplômés d’état.

Sa mission est de développer des neurotechnologies à l’intersection des neurosciences, de la psychologie et du jeu vidéo afin de concevoir les thérapies qui aideront demain à mesurer, entraîner et garder un esprit jeune, vif et en bonne santé.

Pour le grand public, Open Mind Innovation a créé le Performance Lab qui a pour objectif de proposer un bilan et des techniques d’entraînement de l’esprit adaptées à chaque individu. Pour en savoir plus sur ce service, c’est ici.

Intéroception comme connaissance de soi

Interoception signifie littéralement saisir(-ception) l’intérieur (intero), c’est donc la capacité à ressentir et à se représenter les signaux provenant du corps. L’intéroception est vitale, elle nous permet de ressentir la faim,la douleur, la peur, la joie, mais aussi la position du corps dans l’espace. Elle correspond à la capacité de communiquer avec son organisme. Lorsque cette communication est troublée, cela peut entraîner des désordres somatiques ou/et mentaux.

L’interoception comme moyen d’unifier le Corps et l’Esprit

Lorsque vous vous trouvez devant une peinture qui vous touche droit au coeur, ou lorsque vous écoutez une musique vibrante, vous pouvez ressentir la joie de votre corps. Ce n’est pas une joie mentale (elle ne provient pas de mots ou d’idée de la joie), elle est purement organique, elle ressemble à un léger picotement ou à une chaleur diffuse dans l’ensemble du corps. Certaines personnes sont par exemple plus ou moins conscientes de cette sensation, et sont donc plus ou moins aptes à ressentir ce que le corps dit de l’œuvre.

esthétique
Un de mes peintres préféré est Corot, j’éprouve souvent cette sensation devant le moine au violoncelle

D‘une autre façon, vous vous trouvez dans une ruelle sombre et peu fréquentée, c’est un chemin que vous prenez tous les jours depuis des années ; pourtant cette fois là, quelque chose a changé, vous ne savez pas quoi, mais vous avez une crampe au ventre qui vous force instinctivement à faire demi tour. Vous avez écouté votre corps, et vous avez probablement évité un danger peu visible. Votre organisme a probablement capté une odeur, un son inaudible, qui a non-consciemment été perçu et vous a alerté.

Dans les deux situations, le cerveau reçoit et traite les informations provenant des organes sensoriels (vue, ouïe, odorat, toucher) et selon la nature et la valence de l’information reçue, enclenche une série de réactions neurophysiologiques. Selon le niveau d’intéroception de la personne plusieurs possibilités demeurent :

  1. L’information sensorielle est traitée par le cerveau et entraîne en retour un signal physiologique (intéroceptif) tels qu’un changement de température, une modification de l’activité cardiaque et respiratoire, une douleur, une sensation au niveau du ventre etc. Ce signal est alors perçu consciemment et la personne y réagit en conséquence si elle possède une sensibilité intéroceptive. Elle comprend ce que communique le corps pour l’avoir plusieurs fois auparavant dans différentes situations.
  2. Dans un second cas, l’information sensorielle est aussi traitée, un signal intéroceptif a aussi lieu, mais la personne est peu sensible à ses signaux intéroceptifs et y fait donc moins attention. La communication est rompu, la personne n’a pas pris en compte ce que son corps lui communiquait.
  3. Dans un troisième cas plutôt fréquent, l’information sensorielle est traitée, un signal intéroceptif émerge, la personne en est consciente mais ne sait pas comment le traiter et réagir.
interoception

Schéma général du traitement des informations externes et internes par le cerveau. La voie “perception des mondes internes” peut être plus ou moins développée selon les individus. De même que la capacité de modifier ses mécanismes internes peut être plus ou moins efficaces selon chacun. Des exercices d’intéroceptif peuvent être efficaces pour développer ces facultés.

Lors d’un danger, ces deux dernières réactions peuvent être fatales ; il est donc important de travailler cette capacité, et de redéfinir ce lien corps/esprit, car c’est à travers ce lien qu’il est possible de dépasser la notion duelle corps/esprit et revenir à une unicité globale. Pourquoi faire ?

Les bénéfices d’une intéroception développée

Être plus conscient et sensible des petits changements dans l’organisme offre une grande palette d’avantages, que ce soit sur le bien-être général mais aussi au niveau de l’efficacité personnelle.

décision
“A fork in a footpath in the middle of a forest” by Jens Lelie on Unsplash
  1. Prendre de meilleurs décisions. Une étude récente a montré que les traders qui réussissent le mieux sur le marché financier sont ceux ayant une bonne intéroception [1]. L’intéroception est donc liée à une meilleure prise de décision intuitive et donc globalement une plus grande performance.
  2. Mieux réguler ses réactions. La sensibilité à ses signaux corporels permet d’être plus conscient et attentif à ses réactions automatiques et de s’en libérer plus facilement. Une bonne interoception mène donc à un meilleur contrôle de soi [2].
  3. Apprécier le moment. L’intéroception est la capacité à ressentir les réactions de son corps. Une bonne intéroception permet donc d’être plus à même de profiter d’un moment de relaxation, de mieux apprécier un bon repas en ressentant plus intensément l’effet que cela produit sur l’ensemble du corps.
  4. Une meilleure mémoire émotionnelle. Les personnes ayant une bonne intéroception ont aussi une meilleure mémorisation des évènements intenses [3]. A l’extrême, il a été montré que les personnes ayant une super mémoire, c’est à dire capable de retenir n’importe quel évènement, ont une augmentation de volume de l’amygdale qui est impliqué dans le traitement émotionnel des évènements [4]. Il semblerait que pour ces individus, chaque seconde de vie soit émotionnellement important et soit donc mémorisée avec intensité.

Quelles sont les principales structures cérébrales impliquées ?

insula

Henry Vandyke Carter — Henry Gray (1918) Anatomy of the Human Body (See “Livre” section below) Bartleby.com: Gray’s Anatomy, Planche 731

L’insula est une des structures impliquée dans la conscience intéroceptive [5]. Lorsque vous avez un cerveau humain devant vous, l’insula n’est pas visible, elle se situe en interne et fait partie du cortex cérébral. L’insula a longtemps été le parent pauvre des neurosciences, elle est maintenant à la mode, il est sexy de l’étudier et de publier dessus. Pour beaucoup de vieux neuroscientifiques, l’insula était une portion du cerveau viscéral [6] ; d’autres la voyaient comme un centre de traitement multimodales ; mais pour la plupart elle demeurait un véritable mystère. De nombreux récents articles, soulignent ses nombreuses fonctions comme l’intéroception mais aussi la conscience de soi, les émotions tels que le dégoût ou le plaisir ou encore la douleur. Elle est aussi impliquée dans la régulation du système nerveux autonome [7] et aurait un rôle sur le système immunitaire [8]. Pour ajouter à son intérêt, elle serait impliquée dans les auras extatiques — le mal sacré de Dostoïevski — ainsi que dans l’orgasme [9].
Cortex cingulaire antérieur

Les cortex cingulaires antérieurs (droit et gauche) se situent au milieu du cerveau, entre les deux hémisphère, adjacents au corps calleux. Ils sont à la fois en lien avec le système limbique, connu comme le cerveau émotionnel, ainsi qu’avec le cortex frontal, qui est impliqué dans les fonctions de haut niveau comme la prise de décision, l’inhibition, la régulation émotionnelle… Les fonctions du cortex cingulaire antérieur sont assez similaires à celles de l’insula antérieure ; il semble que ces deux structures appartiennent au même système fonctionnel [10]. Elles seraient impliquées toutes deux dans la conscience de soi, conscience du corps, ressentis subjectifs, et dans la réaction du système nerveux sympathique et parasympathique en rapport avec les évènements internes et externes.

Agir sur ces structures cérébrales pour améliorer l’intéroception

Les exercices visant à améliorer l’intéroception entraînent une modification structurelles et fonctionnelles de l’insula et du cortex cingulaire antérieur. Il a pu être observé une augmentation de matière grise au niveau de l’insula chez des méditants experts [11], une augmentation d’activité dans ces régions chez des pratiquants réguliers (30 minutes par jour) de méditation “mindfulness” [12].

curiosité
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Plaisir, éveil, curiosité… Le cerveau est un organe plastique, incroyable dans sa capacité d’adaptation et de changement. Confronté à un environnement approprié et un état d’esprit , le cerveau est apte à exprimer ses potentialités. Une équipe de chercheurs de l’Institut Pasteur, ont montré un lien entre l’humeur et la création de nouveaux neurones [13]. Ainsi, la curiosité, l’éveil et le plaisir amplifieraient la création de nouveaux neurones et amélioreraient donc l’apprentissage et les fonctions cognitives. Au contraire les états dépressifs seraient néfastes pour ce renouvellement neuronales et donc pour de nouveaux apprentissages…

Références

[1] Kandasamy, Narayanan, Sarah N. Garfinkel, Lionel Page, Ben Hardy, Hugo D. Critchley, Mark Gurnell, et John M. Coates. « Interoceptive Ability Predicts Survival on a London Trading Floor ». Scientific Reports 6 (19 septembre 2016): 32986. https://doi.org/10.1038/srep32986.

[2] Farb, Norman, Jennifer Daubenmier, Cynthia J. Price, Tim Gard, Catherine Kerr, Barnaby D. Dunn, Anne Carolyn Klein, Martin P. Paulus, et Wolf E. Mehling. « Interoception, Contemplative Practice, and Health ». Frontiers in Psychology 6 (2015). https://doi.org/10.3389/fpsyg.2015.00763.

[3] Garfinkel, Sarah N., et Hugo D. Critchley. « Interoception, emotion and brain: new insights link internal physiology to social behaviour. Commentary on »: Social Cognitive and Affective Neuroscience 8, no 3 (mars 2013): 231‑34. https://doi.org/10.1093/scan/nss140.

[4] Ally, Brandon A., Erin P. Hussey, et Manus J. Donahue. « A Case of Hyperthymesia: Rethinking the Role of the Amygdala in Autobiographical Memory ». Neurocase 19, no 2 (avril 2013): 166. https://doi.org/10.1080/13554794.2011.654225.

[5] Kuehn, Esther, Karsten Mueller, Gabriele Lohmann, et Simone Schuetz-Bosbach. « Interoceptive Awareness Changes the Posterior Insula Functional Connectivity Profile ». Brain Structure & Function 221, no 3 (avril 2016): 1555‑71. https://doi.org/10.1007/s00429-015-0989-8.

[6] Mesulam MM, Mufson EJ (1982) Insula of the old world monkey. I. Architectonics in the insulo-orbito-temporal component of the paralimbic brain. J Comp Neurol 212:1–22

[7] Oppenheimer, Stephen M., Adrian Gelb, John P. Girvin, et Vladimir C. Hachinski. « Cardiovascular effects of human insular cortex stimulation ». Neurology 42, no 9 (1992): 1727–1727.

[8] Ramírez-Amaya, V., et F. Bermúdez-Rattoni. « Conditioned Enhancement of Antibody Production Is Disrupted by Insular Cortex and Amygdala but Not Hippocampal Lesions ». Brain, Behavior, and Immunity 13, no 1 (mars 1999): 46‑60. https://doi.org/10.1006/brbi.1998.0547.

[9] Gschwind, Markus, et Fabienne Picard. « Ecstatic Epileptic Seizures: A Glimpse into the Multiple Roles of the Insula ». Frontiers in Behavioral Neuroscience 10 (17 février 2016). https://doi.org/10.3389/fnbeh.2016.00021.

[10] Medford, Nick, et Hugo D. Critchley. « Conjoint activity of anterior insular and anterior cingulate cortex: awareness and response ». Brain Structure & Function 214, no 5‑6 (juin 2010): 535‑49. https://doi.org/10.1007/s00429-010-0265-x.

[12] Tang, Yi-Yuan, Qilin Lu, Hongbo Feng, Rongxiang Tang, et Michael I. Posner. « Short-Term Meditation Increases Blood Flow in Anterior Cingulate Cortex and Insula ». Frontiers in Psychology 6 (2015): 212. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2015.00212.

[13] Lledo, Pierre-Marie, Mariana Alonso, et Matthew S. Grubb. « Adult Neurogenesis and Functional Plasticity in Neuronal Circuits ». Nature Reviews Neuroscience 7, no 3 (mars 2006): 179‑93. https://doi.org/10.1038/nrn1867.


Open Mind Innovation est un institut privé français de recherches appliquées en neurosciences cognitives.

Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée d’ingénieurs et de développeurs issus de la recherche, dont cinq docteurs (neurosciences cognitives, sciences du mouvement, réalité virtuelle) et des psychologues diplômés d’état.

Sa mission est de développer des neurotechnologies à l’intersection des neurosciences, de la psychologie et du jeu vidéo afin de concevoir les thérapies qui aideront demain à mesurer, entraîner et garder un esprit jeune, vif et en bonne santé.

Pour le grand public, Open Mind Innovation a créé le Performance Lab qui a pour objectif de proposer un bilan et des techniques d’entraînement de l’esprit adaptées à chaque individu. Pour en savoir plus sur ce service, c’est ici.

Maddyness : Open Mind Innovation dans la presse

Open Mind Innovation, la startup qui veut hacker le cerveau grâce aux neurotechnologies

Maëlle Lafond – 9/04/2018 – Créé en 2016 par Guillaume Victor-Thomas, Open Mind Innovation compte sur les neurotechnologies pour améliorer le bien-être et la santé mentale. Maddyness a pu tester sa solution, Le Performance Lab. Débrief.

Garder l’esprit vif, jeune et en bonne santé tout au long de la vie : telle est la promesse de la startup Open Mind Innovation. Et pour y arriver, Guillaume Victor-Thomas, son fondateur, compte sur les neurotechnologies. Cet ancien militaire connaît bien les états de stress post-traumatique : il a lui-même fait face à des situations d’un stress équivalent à la tête de sa précédente entreprise. Au plus fort de la crise, il observe que le stress influence sa concentration et sa créativité, lui donnant même l’impression de souffrir d’une pathologie qu’il compare à un début d’Alzheimer. Mais dès lors qu’il cède son entreprise, son stress disparaît instantanément.

Il n’en faut pas plus pour le convaincre de la plasticité du cerveau : « c’est un organe incroyable, dont on ne connaît pas un millième du fonctionnement ! En faisant mes recherches, j’ai découvert que les startups de neurotechnologies avaient levé près de 800 millions de dollars. J’y ai vu une opportunité sans pareil de faire découvrir et d’appliquer les découvertes de la science au grand public« …..

Lire la suite de l’article de Maëlle Lafond sur Maddyness : ici.

En savoir plus sur le Performance Lab, c’est ici.

Usbek&Rica : Open Mind Innovation dans la presse

Usbek & Rica

« Il faut traiter l’impact catastrophique de la technologie sur notre attention »

performance lab

Par Annabelle Laurent – 01/04/2018 – Les neurosciences sont partout. Depuis quelques mois, elles semblent parfois devenir la réponse à tout, que ce soit du côté du ministère de l’Éducation, avec la création en janvier dernier du conseil dirigé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene, mais aussi du côté des start-up : plus de 772 millions de dollars ont été injectés dans des sociétés de neurotechnologies depuis le début de l’année 2016. Les promesses sont multiples, qu’il s’agisse de doper nos capacités cognitives ou d’améliorer nos performances, notre sommeil ou notre bien-être. L’ambition d’Open Mind Innovation, start-up normande dont le centre de recherche est installé à Caen, nous a intrigués : « Développer des neuro-thérapies digitales pour garder l’esprit jeune, vif et en bonne santé tout au long de la vie ». Open Mind Innovation a ouvert en décembre dernier à Paris son premier service, le Performance Lab, qu’elle présente comme un centre de bilan et d’entraînement cognitif, comportemental et émotionnel. Nous avons testé le dispositif, car son fondateur Guillaume Victor-Thomas, entrepreneur des débuts d’Internet converti aux neurosciences, a tenu à ce que nous en faisions l’expérience complète avant de répondre à nos questions.

L’expérience se déroule en trois temps. D’abord, un questionnaire en ligne, à remplir chez soi, qui porte sur neuf dimensions psychologiques, allant du bien-être général à la réactivité émotionnelle en passant par l’anxiété et les attitudes en situation de stress. Puis nous sommes accueillis, au sein de l’espace de coworking Kwerk, rue de Courcelles, à Paris, par un psychologue, qui évoque rapidement plusieurs notions fondamentales, comme l’hyperstress, l’hypostress et l’eustress, alors qu’on aperçoit sur une table basse le best-seller d’éveil spirituel d’Eckart Tolle, Le pouvoir du moment présent. La deuxième étape est « l’évaluation neurophysiologique en réalité virtuelle ». On s’équipe de capteurs qui mesurent l’activité respiratoire, l’activité cardiaque, l’activité cérébrale (électroencéphalographie) et la réponse électrodermale, avant de chausser un casque de réalité virtuelle….

Lire la suite de l’article d’Annabelle Laurent sur Usbek&Rica, ici.

Tout savoir sur le Performance Lab, c’est ici.

Vers l'hyperhumanisme

unsplash-logoSebastien Gabriel

« L’hyper-humanisme pourrait développer d’autres dimensions du cerveau, aujourd’hui occultées ou inhibées par la compétition dans un monde organisé pour la survie de l’individu plutôt que pour la coopération, la solidarité, l’altruisme et le partage.» Joël De Rosnay

L’Homme n’a jamais été aussi puissant qu’aujourd’hui, avec un smartphone entre ses mains. Ce petit objet vous permet de contacter presque n’importe quelle personne autour de la planète en moins de deux minutes. Vous êtes capable de vérifier en temps réel ce que vous dit votre voisin de table, de stocker le contenu de toute une bibliothèque dans votre poche et d’organiser vos prochaines vacances à la montagne en une dizaine de clics.

Ces évolutions on toutes eu lieu ces dernières années, et semblent même s’accélérer avec le temps. Cette vitesse que prend la technologie, son évolution “exponentielle” est illustrée par la loi de Moore. En parallèle, nos rapports avec la machine sont de plus en plus fréquents.

Photo by h heyerlein on Unsplash

Avec le temps, ces interactions nous façonnent et modifient nos habitudes. Nous sommes devenus des experts à répondre rapidement aux stimulations du monde numérique. Les sonneries, les vibreurs et les notifications capturent notre attention, surchargent notre mémoire de travail, et donnent le tournis à notre système de récompense. Ces innombrables sollicitations font de nous leurs esclaves, des toxicomanes du like et du scrolling. Nous sommes en permanence comme “des enfants dans un grand magasin plein de bonbons.”

Pour attirer notre attention, les outils numériques simulent un effet d’urgence devenu la norme. Ils modifient notre rapport au temps, nous sommes désormais tous pressés, tout le temps. Ce n’est pas étonnant qu’il soit devenu très difficile de retenir et de digérer la quantité d’information à laquelle nous sommes soumis.

Plus que notre attention nous déportons également notre mémoire sur la technologie. Ce n’est pas seulement les numéros de téléphones mais aussi nos rendez-vous, nos idées et toute notre connaissance sur ces plaques de silicium. Organiser notre emploi du temps devient chaque jour un peu plus délicat.

“A person holding up a smartphone in their hand with colorful bokeh circles over its screen” by Rodion Kutsaevon Unsplash

La technologie change notre rapport au monde, elle modifie nos aptitudes cognitives et notre avenir en tant qu’espèce. Que l’Homme soit un jour dépassé par la machine est un non-sens, la compétition n’est pas là. La question concerne l’Homme par rapport à lui-même et quelle direction il veut prendre.

Nous devons prendre du recul et redéfinir notre usage des outils numériques. Il est temps de prendre conscience des conséquences de notre usage et de nous demander pourquoi nous développons un produit. C’est une responsabilité partagée entre les développeurs, les designers, et les utilisateurs.


De l’autre côté de l’atlantique, des collectifs se forment afin d’alerter et de former les individus. Constitués d’anciens ingénieurs de la silicon valley, le Center for Humane Technology propose des outils concrets pour se libérer de l’emprise de certains outils technologiques. Lorsque vous êtes sur Facebook ou Youtube, imaginez derrière vos écrans les milliers d’ingénieurs qui ont travaillé pendant des mois sur ce design. Leur seul objectif était de vous garder quelques secondes de plus sur une page, d’attirer votre regard ici ou là, en fonction de l’emplacement des publicités. Nous devons prendre conscience de ces artifices et collectivement développer des habitudes pour lutter contre ces derniers.

À court terme vous pouvez par exemple :

  • désactiver les notifications qui ne proviennent pas d’autres personnes réelles
  • passer son écran en mode noir et blanc pour diminuer l’influence des couleurs sur notre attention
  • privilégier les appels vocaux et les messages audios afin de faciliter et de rendre la communication plus authentique
  • charger son téléphone hors de sa chambre la nuit pour ne pas être tenté de s’endormir et de se réveiller avec

Il existe également des produits designés pour vous aider à lutter contre les distractions et les effets néfastes du monde numérique. Des plug-in pour Google Chrome vous permettent de bloquer le Mur Facebook, de gérer la fréquence avec laquelle vous vérifiez vos e-mails ou encore de bloquer les propositions de vidéos Youtube qui vous font perdre un temps phénoménal… Même Mark Zuckerberg a fait de ce sujet son cheval de bataille en faisant de s’assurer que le temps passé sur Facebook est du temps bien dépensé sa résolution de 2018.

À l’heure ou les dissidences se creusent entre ceux qui ont une foi aveugle et démesurée dans le progrès, et ceux qui prônent un retour à un mode de vie sobre et idéalisé au milieu de la nature, il est possible de construire ensemble une troisième voie. Une voie où le bien de l’humanité est au centre des technologies.

by Nicolas BASSAN
Psychologue du travail et des organisations spécialisé dans la créativité, instructeur de Mindfulness Based Cognitive Therapy

Opérateur/Opératrice technique – CDD

Contrat : CDD
Disponibilité : Immédiate
Localisation: Paris et banlieue

Notre mission :

Nous développons et proposons des programmes d’entraînement neuro-cognitifs et des thérapies digitales préventives au sein de nos propres centres physiques. Les premières applications ciblent la gestion du stress et le maintien des capacités cognitives.
L’originalité des services proposés réside dans : (1) la collecte et l’analyse de données biométriques multimodales et longitudinales à l’aide d’outils de mesure de niveau recherche, (2) la combinaison de techniques de biofeedback et d’approches corps-esprit et (3) le développement de serious games au sein d’environnements contrôlés et immersifs en réalité virtuelle.
Nous réunissons des entrepreneurs chevronnés et des spécialistes issus d’horizons variés : neuroscientifiques, médecins, psychologues, ergonomes, game designers. Nous combinons ces expertises, soutenues par un collège d’experts du stress non pathologique et pathologique pour mettre à disposition du grand public les meilleurs services dans des délais courts.
Nous développons des neurotechnologies qui vous permettent de garder l’esprit vif, jeune et en bonne santé.

Votre mission :

• Vous accueillez et accompagnez le participant de son arrivée à son départ afin d’assurer son bien-être tout au long de l’expérience. Vous devez, pour cela, créer un contact personnalisé et répondre aux attentes et interrogations de notre clientèle.
• Vous équipez les participants avec les appareils de mesure biométrique et de réalité virtuelle.
• Vous assistez le client durant sa séance de neuro-training en réalité virtuelle et intervenez si nécessaire.
• Vous réalisez l’entretien quotidien du matériel de mesure et de réalité virtuelle.
• Vous gérez la prise de rendez-vous et le calendrier d’occupation du centre
• Vous assurez la mise en place opérationnelle et la passation des protocoles expérimentaux en interaction avec le psychologue référent et notre équipe de chercheurs.

Votre formation et compétences :

• Connaissances et intérêt pour la psychologie et/ou les neurosciences
• Connaissances et curiosité pour la neurophysiologie et mesures associées (EEG, variabilité cardiaque, conductance cutanée, respiration, oculométrie, etc.)
• Sensibilité pour les méthodes thérapeutiques corps-esprit (méditation, TCC 3ème vague, biofeedback, etc.) et le serious gaming

Vos qualités professionnelles :

• Vous avez un excellent relationnel (transparent, pédagogue, empathique), une présentation et élocution irréprochables.
• Vous faites preuve de rigueur et avez des connaissances sur la méthodologie employée en recherche biomédicale.
Polyvalence et ouverture d’esprit, vous n’avez pas peur de l’innovation, de l’apprentissage en continu ni des applications pluridisciplinaires.
• Vous avez une curiosité particulière pour les nouvelles technologies, IoT, quantified self, sciences cognitives, et leurs applications pour le bien-être.

Comment postuler :

Le projet est ambitieux et atypique, nous misons sur des personnes qui apporteront au projet leur énergie et un regard différent.
Nous nous intéressons à vos passions, votre personnalité, vos qualités et différences plutôt qu’aux titres requis.

Pour postuler, envoyez votre CV accompagné d’une lettre de motivation à jobs@omind.me